Tout d’abord, précisons bien les choses. FF7 AC est vieux maintenant, ça date cette histoire de faire une suite au cultissime RPG qui a révolutionné le jeu vidéo en Europe (j’exagère presque pas). Mais j’attire votre attention sur le dernier mot du titre : “complete”. Eh oui, 4 ans après la sortie du film, Square-Enix nous a sorti une nouvelle version du film avec pas moins de 30 minutes en plus (et pour les chanceux japonais/isant, ils pourront s’exercer à une démo jouable de Final Fantasy XIII, garantie de près de 2h de jeu, les veinards). C’est donc de ces 30 minutes en plus que je vais parler (sans oublier le précédent évidemment). Tout petits spoilers à venir et cette review est surtout faite pour les gens qui ont déjà vu le film ou qui au moins ont joué au jeu.

On va commencer par le premier constat : ça a beau dater d’il y a 4 ans, c’est toujours une grosse claque graphique dans la gueule. C’est beau, on ne se lasse pas de voir Cloud conduire sa moto, on s’émerveille devant les arguments de Tifa, on applaudit la classe de Vincent, on se marre grace à Reno et Rude. Ça, ça n’a pas changé. Les 30 minutes sont réellement des ajouts et notamment plein de détails : le passage dans le cratère est plus long, on a le temps d’apercevoir le combat qui s’y déroule, le combat final est plus sanglant (et par conséquent plus classe), plein de petites choses agréables.

MAIS SURTOUT le personnage de Denzel (le petit garçon recueilli par Tifa) est beaucoup plus développé ! On apprend son passé : comment il est arrivé chez Tifa, pourquoi il respecte Cloud, ce qu’il pense et sa façon d’agir face aux évênements. Et rien que ça, même si ça n’a l’air de rien, ça ajoute une énorme valeur au film. On passe d’une simple suite à FF VII assez peu compréhensible pour ceux qui n’étaient pas fan du jeu à un film qui se laisse regarder, avec une histoire compréhensible et sympathique. On finirait même par se dire “Tiens, ils pourraient sortir un jeu dont Denzel serait le héros”.

Ces ajouts sur le personnage de Denzel pourraient déjà suffire à simplifier l’histoire en la rendant plus fluide et plus agréable mais ces 30 minutes ne s’arrêtent pas là. Elles permettent de découvrir que la première version avait été coupée au couteau. Grace aux ajouts, on comprend beaucoup mieux les situations dans lesquelles les personnages se retrouvaient comme par magie. Le dernier acte du film de Rude et Reno était classe mais peu logique dans la première version ; il prend réellement tout son sens maintenant avec un enchainement d’évênement logique et cohérent.

En résumé, si pour moi FF VII : Advent Children était déjà une très bonne suite au jeu, malgré les critiques qu’il a pu recevoir, FF VII AC Complete est un must que toute personne ayant fini le jeu se doit de voir pour profiter pleinement d’une conclusion à l’histoire. Cet ajout au film permet à mon sens de ne plus avoir le sentiment de brouillon et d’incompréhension que les moins assidus ont pu reprocher à ce film exceptionnel (oui Naouak, c’est à toi que je parle).