Après un peu beaucoup énormement de retard, en grande partie dû à un coiffage sur le poteau par FFenril et à la lenteur de Drusilla à commenter… Voici une double review sur 20th Century Boys (double car je fais la review et Drusilla la commente). En théorie, on peut faire plus intéressant à deux que tout seul. Oui, en théorie… Précisons que je, Drusilla, parlerai dans cette couleur fort étrange et que contrairement à Fenn, je n’avais pas lu le manga avant d’aller voir le film.
Commençons par le contexte : 20th Century Boys est un film en 3 parties (dont la première a bénéficié d’une sortie exceptionnelle en France dans pas moins de 8 salles…), directement tiré du manga du même nom de Urasawa Naoki (l’auteur plus connu en France pour Monster). Manga en 22 tomes + 2 supplémentaires de 21st Century Boys, la suite directe, obligatoire à lire pour connaitre la fin de l’histoire donc qui peut être considéré comme les deux derniers tomes.
Un gros défi donc : 3 films pour 24 tomes. Et comme on pouvait s’y attendre, l’histoire complète est coupée au couteau. Ne vous méprenez pas, c’est bien fait. Je dirais même que pour du cinéma japonais, c’est exceptionnellement bon. Mais évidemment, il a fallu faire des choix et se passer de beaucoup de moments. Notamment les mises en scènes de l’intrigue et des personnages. Ce qui rend la compréhension assez difficile si l’on ne connait pas l’histoire avant. 20th Century Boys comprend en effet, beaucoup de personnages, même sans compter les personnages secondaires (et il y en a beaucoup).
Effectivement, la première partie du film est assez difficile à suivre. On se perd un peu dans les noms des nombreux personnages et dans les divers flashbacks. Mais le tout reste quand même fort agréable et pour peu qu’on s’accroche, tout à fait compréhensible.
Justement parlons de l’histoire. Kenji Endo est un japonais comme les autres, manager d’un petit magasin qui se fait régulièrement martyrisé par son patron. Il doit s’occuper de sa mère et de l’enfant de sa sœur. Une vie tout à fait banale donc. Cependant, c’est en allant porter des commissions à l’un de ses clients qu’il découvre un symbole qui lui rappelle vaguement quelque chose. Souvenir qu’il ne retrouvera que lors d’une réunion d’anciens élèves où ses anciens camarades lui explique qu’une secte utilise ce symbole et que c’est lui et ses amis qui l’ont inventé quand ils étaient petits. Ce qui était alors un délire de gosse à propos d’un groupe maléfique qui veut conquérir le monde se transforme alors en réalité. C’est alors que commence la quête de Kenji pour découvrir ce qu’il se trame : Ami (Tomodachi en VO) est le gourou d’une secte qui grandit de manière inquiétante et qui réalise tout ce que Kenji et ses amis avaient écrit dans le “livre des prédictions”.
Kenji est donc le héros de l’histoire mais ne peut rien faire seul et constitue rapidement un petit groupe de résistance composé de ses plus vieux amis pour lutter contre cette secte dont le but, si l’on en croit le livre des prédictions, est la conquête du monde. Et on est parti dans l’histoire. Cependant, le temps d’en arriver là, on a déjà passé une heure dans la salle de cinéma. Car oui, le film dure 2h20 et est à la hauteur du cinéma japonais : lent ! L’introduction est longue et pourtant, on est loin de tout de suite comprendre qui est qui dans l’histoire. Cependant, on finit par dépasser l’intro et rentrer à plein pied dans l’intrigue. Et là, ça avance. La narration reste lente, mais ça laisse le temps nécessaire pour digérer les informations et le complot qui se présente devant nos yeux ébahis. Et le final est suffisamment prenant pour nous faire oublier le temps passé et donner l’envie de voir la suite.
Au niveau de l’adaptation : rien à dire. On s’y croirait ! Les acteurs sont d’une ressemblance impressionnante. Et je vais insister là-dessus. Non seulement les acteurs ressemblent à leurs homologues sur papier (et ça, j’en sais en fait rien puisque j’ai à peine entamé le manga aujourd’hui), mais les versions enfant et adulte d’un même personnage sont extrêmement bien trouvées ! On reconnaît sans grande peine qui est qui (et vu le nombre de choses qui nous échappent, on est content de pas se paumer sur ce sujet).
L’ambiance est très bien rendue et l’histoire est tout à fait respectée. On perd beaucoup de détails de l’histoire mais on garde le principal, et on le garde bien donc tout va bien.
Au final, on a un film d’une qualité impressionante qui donne clairement envie de voir les suivants. On espérera juste qu’ils passeront en France malgré le peu de public près à recevoir ce type de film (la campagne de pub n’ayant pas été très présente…).
J’avais encore quelques petites chose à rajouter, mais j’ai assez retardé la parution de cette article pour pas insister. Ma conclusion sera donc la suivante : Un film excellent, qui donne envie de voir les suivants et de lire son homologue papier.